Ils sont fous chez CD Projekt Red : ils sortent un DLC à 20 balles qui propose le contenu d’un jeu complet ! en l’occurrence et toutes proportions gardées, un mini-Witcher 3 Wild Hunt ou un Witcher 3 Wild Hunt « junior » donné pour 20h de jeu mais qui se boucle peu ou prou en une quarantaine d’heures et encore…
Voici donc un nouveau monde ouvert dans l’univers immense du Witcher, àIls sont fous chez CD Projekt Red : ils sortent un DLC à 20 balles qui propose le contenu d’un jeu complet ! en l’occurrence et toutes proportions gardées, un mini-Witcher 3 Wild Hunt ou un Witcher 3 Wild Hunt « junior » donné pour 20h de jeu mais qui se boucle peu ou prou en une quarantaine d’heures et encore…
Voici donc un nouveau monde ouvert dans l’univers immense du Witcher, à savoir le Duché de Toussaint dont la beauté, le raffinement et le souci du détail sont à citer en exemple.
La nouvelle quête principale semble superbement écrite, alternant noirceur et idéale ironie en de multiples nuances de gris. Elle semble seulement…! car en vérité, elle est tortueuse et alambiquée, elle déborde de prétention et s’avère finalement d’une grande confusion. Elle est bien sûr l’occasion d’y rencontrer l’inénarrable Régis (absent des jeux jusqu’alors), l’un des personnages fascinants des livres de Sapkowski ainsi qu’Anna Henrietta, autre personnage d’importance de la saga littéraire polonaise.
On va donc de déconvenue en déconvenue et la fin proposée ne tient qu’à un fil… un maudit ruban qui semble bien anodin et pourtant ! à cause de lui -et sans lui aussi- on ne se tape qu’une fin de merde. Ou bien une autre fin de merde.
C’était déjà le cas dans Wild Hunt : un choix anodin -ou plutôt quelques uns- traités ainsi à l’emporte-pièce par le développeur : à cet égard l’opacité des conséquences est toujours des plus regrettables. Ainsi, un choix de dialogue jugé malheureux ici par CDPR fout tout en l’air dans la fin de ce DLC.
Cela étant, quelques quêtes secondaires et nouvelles chasses à l’équipement s’avèrent surprenantes, tout comme l’inédit système additionnel des « mutations », et si tous ces points d’interrogation qui se mettent à pousser comme des champignons sur la nouvelle carte sont aussi déconcertants que déprimants (Ubi est décidément d’une ubiquité diabolique) il convient de ne pas les farmer comme un goret sud-coréen sous peine de dégobiller sa cervelle brutalement. On les découvrira en fait au fur et à mesure des missions… pour une partie, tout du moins, car CDPR n’a décidément pas été avare de remplissage…
Ce DLC qui nécessite l’original Wild Hunt mais qui constitue en soi un jeu à part entière a vu son inventaire repensé ou disons, sensiblement amélioré. Hélas, « c’est pas (encore) ça qu’est ça » comme disait mon Lieutenant et ce ne sera jamais le cas tant que CD Projekt Red persistera avec sa présentation picturale au lieu de la présentation textuelle bien plus efficace (ils devraient demander conseil à Bethesda -pourtant Witcher 2 avait, lui, visé juste à cet égard ! que de regrets…).
Au moins, cela dit, on a enfin le choix de la pause au lieu du temps ralenti pour la roue des signes et capacités ! A part donc quelques bugs (dont Corvo Bianco et son succès, faudra attendre le patch… entre autres) la finition est globalement satisfaisante, les nouvelles musiques sont de qualité et la VF toujours irréprochable.
Les combats pour leur part sont bien plus pénibles que d’habitude : des nouvelles créatures à tuer, retorses à souhait jusqu’à plus soif, du genre « craquage de développeurs surmenés à la vodka ». On avait déjà un peu expérimenté avec les « sangliers » dans Hearts of Stone et on découvre avec stupeur d’autres « bidules » très agités qui ont chopé une putain de rage (ékinoppyres, shaelmaars, brouxes et alpyres, scopenlodromorphes !).
C’est à un point tel que souvent le niveau de difficulté semble avoir déraillé complètement… Franchement, que c’est lourd ! Voilà donc un DLC certes bien gras mais dans l’ensemble fort peu agréable (je veux choisir ma fin en toute connaissance de cause, putain !) : une déception certaine malgré une ambiance et des graphismes de toute beauté.… Expand