Des anciens de Criterion ont taillé la route et fondé leur petite boîte de développement indépendante : Three Fields Entertainment... ils sont juste 11 (onze) comme une équipe de foutchebôlle et à en jouer leur première production (à propos de... golf paraît-il) il s'avère qu'il s'agit bel et bien du noyau dur qui a fui l'ogre Electronic Arts, le célèbre fossoyeur de studios en tous genresDes anciens de Criterion ont taillé la route et fondé leur petite boîte de développement indépendante : Three Fields Entertainment... ils sont juste 11 (onze) comme une équipe de foutchebôlle et à en jouer leur première production (à propos de... golf paraît-il) il s'avère qu'il s'agit bel et bien du noyau dur qui a fui l'ogre Electronic Arts, le célèbre fossoyeur de studios en tous genres de son état.
D'habitude, je me fous totalement de savoir combien de clampins sont sur tel ou tel jeu mais au second patch, ils ont ajouté une ch'tite photo pendant l'écran de chargement avec un petit baratin comme quoi, nous, on respecte les joueurs, on est des gens dévoués et bien sûr, "merci pour l'argent" comme dirait Bigard. Cela m'a fait penser à CD Projekt évidemment, c'est pourquoi j'en fais mention : une saine attitude si rare dans le "milieu"..
Donc, les Anglais frappadingues nous font un Golf Burnout à force coups de "smashbreakers" et d'explosions diverses et variées comme de grands enfants dans un jeu de quilles et des mammouths dans un magasin de porcelaine. L'humour est extrêmement anglais, si anglais qu'il recevrait l'approbation de Jeremy Clarkson qui te "punch in the face" parce que le dîner n'est pas encore servi. Mais on le verrait aisément pratiquer ce golf explosif dans les manoirs britanniques, la galerie des glaces de Versailles, la cuisine américaine et tutti quanti, pourvu qu'on puisse y casser le plus de choses possibles.
Bref, on l'a compris, Dangerous Golf est dangereusement con et débilement drôle avec sa balle de golf en feu et en furie que vous tentez de diriger. "Que vous tentez", car la caméra vous mène la vie dure, à croire qu'elle n'est là que pour cela : juste vous faire chier.
Sous ses dehors de jeu simplet se cache une prise en main assez laborieuse (certains diront que c'est "technique"...) que l'on finit malgré tout par maîtriser à la force des pouces et grâce aux nombreux conseils que le studio a rajoutés lors du patch, car outre cette maniabilité capricieuse, il faut également lever le voile sur tous les "secrets" de chaque niveau qui compte un nombre impressionnant d'objets, lesquels produiront éventuellement un bordel cataclysmique ou a contrario une tempête de pets dans un verre d'eau.
Drôle mais aussi énervant, Dangerous Golf sait se faire pardonner et apprécier sur le long terme malgré son statut de "petit jeu idiot" ; on en découvre les arcanes au fur et à mesure et en outre, le jeu sait se montrer social puisqu'en coop, le second joueur poursuit le boxon provoqué par le premier, car incroyablement il reste toujours et encore tout un tas de trucs à casser pour "finir" une salle.
Faute de moyens, le jeu utilise ce boulet d'Unreal Engine 4 avec ses temps de chargement, son aliasing et ses ralentissements, c'est pas pour rien qu'Epic le file gratos à qui-n'en-veut (enfin, si : ils le filent pour rien en fait...). Le petit studio anglais s'en sort malgré tout assez bien et parvient à assurer le (clou du) spectacle (tout vole et éclate au ralenti).
La musique est un rock de merde à chier mais heureusement on peut lui fermer sa gueule. Les effets sonores sont par contre (et c'est important dans le cas qui nous occupe) d'excellente qualité et très à propos (boum kaboum splatch... ai-je mentionné que certaines missions consistent à "repeindre" des pièces entières ?).
Voilà donc un con-centré de "l'esprit Burnout" finalement plus réussi que les Burnout eux-mêmes et encore plus hilarant. Pour un jeu de ce type, le contenu est généreux et la rejouabilité assurée : je crois que je peux (encore !) bousiller plus de trucs dans la station-service, je recommence ! et en plus, les pompes à essence explosent quand tu les touches ! gaaagaaa-gaaa, j'ai 10 ans comme dirait Souchon.… Expand