Une série indéniablement intéressante mais dans l'ensemble trop inégale pour faire honneur sans faillir à la grandeur de Rome à l'un des moments-clés de son histoire, celle de la fin de la République et des débuts de l'Empire.
Une période troublée faite de luttes de pouvoir et de guerres civiles qui commence avec Jules César, Pompée, Cicéron, Brutus et bien d'autres dont la mèreUne série indéniablement intéressante mais dans l'ensemble trop inégale pour faire honneur sans faillir à la grandeur de Rome à l'un des moments-clés de son histoire, celle de la fin de la République et des débuts de l'Empire.
Une période troublée faite de luttes de pouvoir et de guerres civiles qui commence avec Jules César, Pompée, Cicéron, Brutus et bien d'autres dont la mère d'Octave, Atia, maléfique femme "couguar" manipulatrice à souhait. Marc-Antoine est également de la partie, ainsi que la divine Cléopâtre et bien entendu l'intelligent Octave, futur César Octave...
Ces personnages historiques sont une manne pour tout scénariste ou même romancier en mal d'inspiration : ils dépassent la fiction elle-même et leurs actions et leur personnalité ont construit leur légende par delà les âges. C'est un point sur lequel la série excelle que de nous brosser les traits et contradictions de tels personnages via une interprétation remarquable de tous les acteurs et actrices présents.
Ainsi, les complots et manoeuvres politiques sont fort bien restitués sur les deux saisons ; des libertés ont sans doute été prises avec la réalité historique mais c'est une période sur laquelle on s'interroge encore, car ironiquement rien n'est gravé dans le marbre.
A ces personnages flamboyants se sont adjoints deux légionnaires qui servent l'un ou l'autre camp au gré des marées. Or, la série s'attarde beaucoup trop sur eux et leur vie sentimentale exagérée et outrée, peu crédible et prétexte à un déballage de psychodrames qui n'en finissent pas. Là précisément, la série loupe le coche et perd son temps et le nôtre.
La reconstitution historique, les décors et costumes, sont de toute beauté bien qu'un brin étriqués et la réalisation est globalement inégale elle aussi, voire carrément naze avec des combats affreusement confus et brouillons lorsqu'il y en a. En fait, en matière de violence, on reste généralement sur sa faim, car si elle est bien présente, son impact est rarement bien rendu. Une seule bataille est vraiment bien faite et spectaculaire lors de la saison 2... et c'est tout. De la part d'une série HBO, on attendait mieux.
Par contre, niveau fesse, on en a pour son argent, à tel point que Rome peut rivaliser sans forcer avec l'autre série romaine, celle des gladiateurs, Spartacul pour les intimes. Et les filles sont belles, rien à y redire !
La série a ses grand moments avec notamment Octave et Antoine auxquels les acteurs donnent une épaisseur stupéfiante ; elle en a de bien tièdes aussi avec nos deux légionnaires revenus dans la vie civile, des exécutants dont les vicissitudes nous passent par dessus la tête.
On reste vraiment partagé devant une telle série qui souffle le chaud et le froid en permanence et pourtant, le dernier, l'ultime épisode avec Antoine et Cléopâtre est en état de grâce avant de retomber de façon capillotractée avec Vorenus et Pullo. Mais je ne veux pas conclure sur une note négative, car la série reste -dans son domaine- digne d'intérêt.… Expand