Le reboot d'X-Com en 2012 a quelque peu relancé les jeux au tour par tour, notamment par son interface aussi agréable que pratique reprise par bien des concurrents. Dans Phantom Doctrine, tout se pilote donc avec une efficacité certaine dans des graphismes similaires à un X-Com d'ailleurs : non qu'ils soient extraordinaires, loin de là, mais ils font largement le boulot.
C'est queLe reboot d'X-Com en 2012 a quelque peu relancé les jeux au tour par tour, notamment par son interface aussi agréable que pratique reprise par bien des concurrents. Dans Phantom Doctrine, tout se pilote donc avec une efficacité certaine dans des graphismes similaires à un X-Com d'ailleurs : non qu'ils soient extraordinaires, loin de là, mais ils font largement le boulot.
C'est que Phantom Doctrine a sensiblement moins de moyens que le jeu de Firaxis : il ne s'agit que d'un petit développeur indépendant. Les cinématiques avec le moteur sont totalement absentes et représentées par de simples images et les voix sont en anglais seulement. Le point commun cela dit concerne les temps de chargement qui peuvent ici dépasser la minute pleine... je crois que les X-Com sont même battus à cet égard ! Heureusement, en installant le jeu sur un SSD, on les divise par deux !
C'est que qu'on recharge souvent dans Phantom Doctrine, car l'accent est mis sur l'infiltration. Une infiltration très bien faite mais qui implique une grande prudence : le "brouillard de guerre" est en effet de mise et on peut perdre de vue les ennemis mais surtout les civils ; ces derniers déclencheront l'alarme et partant, le combat à la moindre erreur. Toute l'équipe est alors repérée et les renforts déboulent alors régulièrement tous les 3 à 4 tours...
L'ennemi est coriace et agressif, tire de loin (avant le patch, depuis l'autre bout du niveau s'il le faut !) et nos pétoires ne sont jamais très efficaces, même vers la fin du jeu... A tel point qu'il vaut mieux les assommer que de s'emmerder à tirer dessus... On l'a compris, la furtivité est nécessaire et la "reconnaissance tactique" permet justement de "déguiser" un ou deux agents qui n'attireront pas l'attention, y compris dans les zones non autorisées... sauf dans quelques missions particulières bien sûr.
La désactivation ou l'évitement des caméras est indispensable, sinon la baston -quoique pas désagréable mais tout de même lourdingue- peut durer un bout de temps jusqu'au point d'évacuation. Mais en vérité, l'attrait majeur du jeu a contrario d'un X-Com est sa partie gestion très bien pensée et très stratégique. L'argent est le nerf de la guerre froide et de son espionnite chronique, du développement de la base, de la formation et du recrutement des agents mais aussi du recoupement et de la récupération des informations...
Envoyer ses troupes aux 4 coins du monde pour enquêter, changer de cachette, infiltrer des cellules, laver le cerveau des ennemis capturés, les interroger et surtout relier les informations entre elles sur un tableau avec des épingles... comme dans tout gros complot international qui se respecte. On voit ça souvent dans les films lorsque le FBI débarque chez un détraqué et que la paranoïa recouvre tout un mur plein de photos, documents, épingles et ficelles.
Tout cela est donc bel et bien intrigant pour ne pas dire machiavélique, avec des niveaux bien fichus et un infiltration passionante mais la finition du jeu reste globalement un gros souci. Un seul patch environ une semaine après la sortie du jeu a nettement arrondi les angles mais il en faudrait d'autres...
En 27h de jeu, j'ai eu 4 à 5 plantages (retours au bureau) et bien des moments où juste après un chargement, tout devient noir excepté les élements de l'nterface... et lors de la dernière mission, la caméra qui se bloque sur une partie du niveau. Une autre fois, le jeu est carrément revenu au menu principal et a déconnecté mon profil ! sans compter la fois où il a éteint la console : balèze !
Bon, heureusement, rien de bloquant et aucune sauvegarde n'a été corrompue mais tout de même... On est plus d'un mois après la sortie et toujours pas d'autre patch à l'horizon : typique des développeurs indés. Le jeu vaut néanmoins encore le coup malgré toutes ses incartades, de par la qualité de ses principales mécaniques, fort plaisantes.… Expand