La F1 devient de plus en plus bizarre, de plus en plus techno-kikoo-lol mais ça, ce n'est pas la faute de ce F1 2018 qui se contente de restituer les atermoiements du règlement et de ses délires... DRS, ERS ?, parc fermé, 3 ou 4 moteurs pour une saison entière ?... lol ?
Le mode carrière est fort bien fait en tout cas et devient assez vite un "jeu" de gestion ! malgré ses quelquesLa F1 devient de plus en plus bizarre, de plus en plus techno-kikoo-lol mais ça, ce n'est pas la faute de ce F1 2018 qui se contente de restituer les atermoiements du règlement et de ses délires... DRS, ERS ?, parc fermé, 3 ou 4 moteurs pour une saison entière ?... lol ?
Le mode carrière est fort bien fait en tout cas et devient assez vite un "jeu" de gestion ! malgré ses quelques errements, car s'il faut tourner comme un fou en essais libres pour développer (et améliorer) la monoplace, on ne gagne pas grand-chose alors que parallèlement, on use ainsi beaucoup plus vite les composants de la voiture ; à l'inverse, si on ne tourne pas trop, on use moins mais on progresse sensiblement moins vite... c'est un cercle vicieux...
Quoi qu'il en soit, après avoir baissé au minimum le niveau du plateau, on s'en sort très bien, quelle que soit la façon de jongler avec le développement et ses points de ressource. Bien que ça dépende des circuits et à cet égard, Monaco et Suzuka se révèlent inexpugnables : l'IA est complètement pétée et fonce comme une dingue sur le premier ; quant au second, c'est simplement la bagnole qui se transforme en savonette, même avec les ailerons à fond... de ce point de vue précis, le jeu est foireux.
Pareil avec les départs : ils partent comme des boulets de canon, même si on dispose de la pole, de la meilleure bagnole du plateau et tutti quanti. Heureusement, on les remet à leur place assez vite mais putain... tout de même !
Les interviews finissent par lasser au bout d'un temps, vu qu'on choisit à dessein les réponses permettant de booster un domaine précis du développement et peu importe ce qu'on raconte finalement... Les renégociations de contrat régulières sont bien faites mais deviennent là aussi de la routine.
Le pilotage (on parle d'un jeu Codemasters là...) est dans l'ensemble étonnamment bon et cohérent en dépit de certains soucis de réalisme. Il est étonnant de constater que la caisse part en vrille du cul dans une courbe sans crier gare comme si on venait de rouler sur une plaque de verglas : on dirait un sale bug...
D'un autre côté; cela est lié à la maniabiilité parfois très erratique à la manette qui ne propose pas tellement de réglages pour y remédier. On peut limiter les dégâts en poussant la linéarité à 50% mais que la precision est déplorable dans ces grandes courbes ! a contrario pourtant, sur bien des circuits et bien des virages moyens ou plus lents, la maniabilité se révèle satisfaisante. C'est à n 'y rien comprendre.
On pourrait aussi parler de la gestion de la motricité, vraiment curieuse... on est bien sur une Formule 1 moderne là ? car si l'aide à la traction est désactivée, on se croirait sur une F1... des années 60 !
La réalisation est du reste très soignée, superbe même, avec sa météo dynamique, de la 4K , des temps de chargement réduits et les 60 im/s jamais prises en défaut. Idem pour la partie sonore qui n'appelle aucun reproche.
Si l'IA est fonceuse, elle reste globalement assez bien élevée même si parfois, elle peut vous dégager sur les bas-côtés. Mais c'est rare et heureusement, le rembobinage est là.
En définitive, F1 2018 est prenant par son système de carrière bien pensé et de bonnes sensations de pilotage mais se révèle aussi très crispant par les réactions parfois aberrantes de la voiture, sans compter la maniabilité décidément encore très perfectible. Les évidentes qualités sont ici impactées par de gros soucis qui rendent le jeu simplement moyen. Ce qui pour un jeu Codemasters est déjà... une sacrée surprise !… Expand